
Organisation des rythmes scolaires, un premier bilan par le Maire S. Piednoir.
M. Piednoir a fait un premier bilan de la réforme des rythmes scolaires dans notre commune lors de la cérémonie des vœux. Il a salué la très bonne organisation et la satisfaction générale de l’ensemble des acteurs. C’est surprenant car cela revient à un hommage au travail réalisé par la précédente municipalité de gauche conduite par M. Witasse sous l’égide de l’Adjointe à l’éducation Mme Soulard. Mais c’est encore plus surprenant si revenant en arrière, on se souvient de tous le travail de déconstruction que S. Piednoir a tenté.
Acte I : « le non qui se transforme en oui ». Pendant la campagne, le candidat S. Piednoir avait pris un engagement. La réforme des rythmes scolaires n’aurait pas lieu à Montreuil-Juigné s’il était élu. Puis vint l’élection et toujours le même discours : pas de réforme dans notre ville. Et pour montrer sa volonté, il a pris rendez-vous en avril dernier avec le Préfet du Département pour lui expliquer sa volonté de ne pas appliquer la loi. Le Préfet a été prié de transmettre au gouvernement un message en faveur d’un changement de politique en la matière. Mais voilà, la loi votée par les députés s’applique partout, y compris à Montreuil-Juigné, et le nouveau Maire doit s’exécuter pour mettre en place ces nouveaux rythmes. Ce n’est une surprise que pour ceux qui ont oublié qu’une loi cela s’applique.
Acte II : Encore une volte-face. Petit rappel : durant l’année 2013, la précédente majorité de gauche avait constitué un comité de pilotage chargé de faire des propositions d’organisation des nouveaux rythmes scolaires. Le comité comprenait les directeurs des écoles, des représentants des parents d’élèves, des responsables d’associations culturelles et sportives en plus des services de la Mairie. Au terme de plusieurs réunions longues et denses et en s’appuyant sur les réponses aux questionnaires interrogeant tous les parents, une organisation avait été retenue.
Suite à son élection, S. Piednoir réunit en urgence ce comité pour leur exposer la nouvelle organisation qu’il veut mettre en place et qui va d’après-lui permettre de réduire les coûts. Cette dernière est fondée sur le principe suivant, que S. Piednoir énonce dès le début de la réunion : « son problème n’est pas le bien-être des enfants mais de boucler le budget ». Il n’est point nécessaire de dire que le débat a été très houleux. Il s’est centré sur le financement et sur les économies que la nouvelle organisation proposée par S. Piednoir devait permettre de dégager. La question lui fut posée directement, combien espérait-il économiser ? Nous attendons toujours la réponse car il a fini par enterrer lui-même son propre projet ne sachant qu’elle économie il pourrait réaliser. Cette réunion a d’ailleurs été totalement paradoxale : comment peut-on venir parler d’organisation et d’économies sans connaître l’impact d’un changement d’organisation sur les coûts ?
Acte III : On approuve ce que l’on désapprouvait hier. En juin, la majorité municipale de droite vote au final l’organisation des rythmes scolaires qui avait été élaborée par l’ancienne majorité de gauche mais avec une surprise pour les Montreuillais : il va falloir payer ! Dans les communes environnantes, le tarif pratiqué est généralement compris entre la gratuité et 28 euros. Les parents d’élèves Montreuillais devront payer : 72 € par an et par enfant, un record !
Quelle n’est pas notre surprise aujourd’hui de voir S. Piednoir se réjouir de l’excellent fonctionnement d’une organisation qu’il a tant combattue. Nous pourrions nous en féliciter et ce n’est pourtant pas le cas, loin de là. Comment peut-on changer à ce point d’avis en 12 mois et vouloir prendre des décisions sans connaître dans les détails le contenu d’un dossier ? Comment peut-on tenir des discours qui finalement ne servaient qu’à cacher une chose : le candidat annonçait une baisse des impôts et il savait que pour la financer il lui faudrait faire payer les parents d’élèves. Mais ce discours de vérité n’était pas payant électoralement. Il ne faut pas s’étonner que nos concitoyens manquent de confiance en la politique.
